
Bien que je ne porte pas en odeur de sainteté les mesures du gnome à la tète de notre pays, j’ai nommé Nicolas “De Funès” Sarkozy , je ne peux que condamner la molesse du sieur Darcos lorsqu’il recule face à cette génération (la plus bête, la plus inculte, la plus consumériste) qui a décidé, après l’habituelle session de bourrage de crâne corporatiste de leurs clercs enseignants, qu’il fallait impérieusement supprimer la réforme des lycées…C’est précisément cette jeunesse qui devrait avoir le moins le droit à l’expression, celle-là même qui s’evertue à sacrifier les dernières conditions d’intelligibilité encore en état à coup de langage SMS et autre néologismes anglicisants (la dernière horreur en date, le “Buzz”), il suffit de voir les mises à niveau en orthographe et en grammaire dans les faculté de Lettres (chose tout de même ahurissante!) alors même que cette donnée élémentaire du Savoir est censée être acquise dés la fin du Collège !
Certains parlent d’inversion des valeurs, il est vrai qu’à aucune époque, dans aucune civilisation, les jeunes n’avaient d’autre droit que de fermer leur gueule. Quand on est jeune, on a rien vécu, on ne connaît donc rien du monde existant qui est “carnassier”, et par conséquent, on doit écouter et faire ce que l’adulte commande, quitte à ce que soit ouvertement crétin, l’absence de perfectibilité ne dispensant pas d’obéir à une autorité supérieure forte de son expérience.
L’Humanité a marché comme cela pendant 100 000 ans, sans anicroches aucune.
Maintenant, ce sont des djeuns polytoxicomanes (portables, ipod, sac vuitton, lunettes mouche et bédo) qui viennent s’insérer dans le débat politique avec leur djembé et leur slogan aussi bêtes que sinitres, demandant même à ce qu’ils soient représentés dans les débats en lieu et place des syndicats traditionnels qui ont eu le tort de ne pas participer aux blocus des lycées (sic!)….Inversion des valeurs je vous disais…Ces jeunes candides se demandent pourquoi le monde est aussi injuste et pourri, peut-être faudrait-il commencer à chercher en eux les raisons d’un tel pourrissement globalisé…Car il y a absurdité à ce que le djeun intoxiqué et déculturé veuille s’immiscer dans un débat qui le dépasse, alors même que les plus aguerris et expérimentés de nos politiques n’ont fait qu’accélérer le délitement de cette institution qu’ils pensaient défendre en la rendant moins “injuste”. Je pense à la réforme Meirieu (*) qui a transformé l’école républicaine (celle qui nous a donné Bourdieu, Foucault ou Barthes) en une école parfaitement égalitaire dans la fabrique de ses crétins diplômés. Il faut vraiment écouter chez France Cucu les salmigondis de nos jeunes sociologues débauchés à l’EHESS ou au CNRS pour voir la différence avec cette France atrocement “injuste” d’il y’a 50 ans, celle qui permit à un Malraux (sans le bac ni le brevet !) de devenir ministre sous De Gaulle…Franchement, vous croyez que de nos jours et sans cet immonde bac à 80%, vous pouvez faire autre chose que nettoyer les chiottes ? Je pense au pédagogisme forcené des héritiers de Dolto qui n’a eu d’autre conséquences que de faire abdiquer toute la royauté des parents à l’enfant, sans se rendre compte qu’à peine sorti du ventre, le chiard devenait le pire des tyrans si on lui concédait ne serait-ce que l’écoute de ses pleurs ! Avec tout cela, comment cela pourrez s’améliorer, vous allez me dire ?
Le nouvel Homo Politicus est arrivé
Cela ne s’améliorera pas, tant qu’on ne cherchera pas les causes véritables à cette néantisation générale, causes que l’on peut résumer en 2 oppositions fondamentales:
-sélection par le mérite contre egalitarisme idéologique
-autoritarisme formateur contre copinage pédagogique avec l’élève
Si les profs avaient les burnes et l’autorité qui va avec, si les élèves étaient moins atroces du fait de la souveraineté qui leur est anormalement accordée, on pourrait alors avoir des classes de 40 élèves avec un taux de réussite maximale. N’allez pas chercher vos 10 morveux par classe pour vous dérober, car si la crainte et l’admiration pour le professeur vient à manquer, la réussite sera tout aussi minable et incomplète qu’avec 30 apprentis-tyrans supplémentaires.
Pensez-vous qu’il était aussi difficile de faire cours avec 40 élèves à cette époque

(*)J’ai corrigé le jeux de mot précédent, et son analogie historique plutôt “cochonne”, qui rendait le passage incompréhensible pour qui n’a pas été initié à l’histoire mouvementée de l’Education Nationale.
Cela n’enlève en rien la qualité d’intégrateur/écrémeur professionnel de ce sinistre personnage, un peu comme certains “intègrent et écrèment” des millions des personnes par décrêt, “qualité” qui ne s’est jamais démentie chez lui en l’occurrence.
Publié dans Encore un effort pour devenir totalement crétin
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